20.03.2009
La crise
Suite à sa courte déclaration de la veille, Adriano reprend plus longuement la parole aujourd'hui dans les pages de la Gazzetta dello Sport. S'il assure d'entrée que ses « mots d'hier concernait la situation générale, pas le cas du Milan en particulier », son discours témoigne d'un certain pessimisme : une crise qui touche tous les clubs, des investissements moindres, un championnat italien qui peine de plus en plus à faire le poids fiscalement.
C'est ce dernier sujet qu'il développe en premier en se lançant dans un rapide comparatif des avantages fiscaux selon les pays : « Nous découvrons aujourd'hui que l'Italie a perdu du terrain par rapport à l'Angleterre et à l'Espagne. Mais chez eux aussi la crise se fait sentir. » Galliani distingue cependant deux exceptions : « Le Real Madrid et Barcelone sont des clubs qui ont des stades magnifiques et ils n'ont pas à partager la mutualité avec d'autres clubs. De plus, il existe une taxation favorable pour les étrangers. Quand un million d'euros brut est dépensé, 750 mille euros sont pour le joueur. Mais en Italie, le plafond du net est fixé à seulement 500 mille euros. »
Selon Galliani, la crise économique devrait jouer un rôle important et réduire le champ d'action de tous les clubs : « le Real et Barcelone sont des exceptions, mais il n'y a qu'eux dans ce cas-là, les autres clubs espagnols connaissent de sérieux problèmes et seront amenés à vendre. Même en Angleterre, où la Premier League est facturée le double de chez nous, ça ne va pas bien. » Cette situation difficile s'explique selon l'administrateur délégué par le poids de l'endettement : « Les grands clubs doivent des sommes énormes à leurs actionnaires. Or ceux-ci ont dans le même temps accusé des pertes importantes dans leurs activités d'entrepreneurs. Par conséquent, les investissements seront moindres que dans les années passées. »
En ce qui concerne l'Italie, la dirigeant milanista réitère son discours d'hier et ne se montre guère plus optimiste : « Les grands clubs en Italie, et il n'y a pas d'exceptions j'en ai peur, sont eux aussi en déséquilibre économique. Ils investiront moins cette année. Des joueurs pourront être changés, mais il y aura moins d'argent en jeu. Il faut faire l'apprentissage de l'austérité. Du reste, le football ne peut pas être coupé des autres secteurs et rester indemne, la crise c'est pour tous. » Quant à savoir si une baisse des salaires est une solution : « On ne peut pas toucher aux salaires, mais je crois que beaucoup de clubs veulent proposer un étalement à leurs employés. Je pense qu'il serait opportun d'arriver à un salary cap, comme aux Etats-Unis. »
Enfin, il s'est vu obligé de rappeler une énième fois au club madrilène que Kakà n'était pas à vendre suite aux récentes rumeurs et a renouvelé sa confiance en l'équipe en place qu'il ne considère pas comme ayant besoin d'être bouleversée lors du mercato estival : « Kakà ne se vend pas, nos tifosi doivent rester sereins. Le Milan n'a pas besoin de plus de renforts que les autres. A part le solide Thiago Silva, nous verrons arriver un autre défenseur. Le Milan sera de toute façon attentif aux opportunités qui se présenteront. »
solomilan
06:22 Publié dans Gazzetta du Milan AC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



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